Tu n'es plus qu'un souffle irrégulier,Haletant, épuisé, angoissé.

Tu n'es plus qu'un souffle irrégulier,Haletant, épuisé, angoissé.
De là où j'irais, je pourrais regarder les étoiles. Il me manque, le ciel et ses couleurs.
Oui, de là où j'irais j'apprendrais la paix, le silence et aussi l'Histoire.
Je revivrais les villages de Kom et de Samarcande. Je pourrais rencontrer la princesse Salma.
J'aimerais le désert et son immensité, ses dunes et son or.
J'irais voir cette mer trop salée, pas morte, et nager dans la rouge pour flirter avec les continents.
J'irais par delà les montagnes, j'irais par delà mes rêves.
Où est Omar Khayyam? Sur quelle route marche Avicenne?
Et puis j'irais voir la librairie de Baldassare, et puis je poserais pour Mani.
Et puis, et puis... de là où j'irais je ne penserais pas aux bassesses de l'humain.
Mais je répondrais à sa grandeur.
De là où j'irais... où je n'irais jamais. Noura #

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 13:10

Modifié le lundi 17 novembre 2008 13:09

Le soir du premier baiser, celui du premier silence.

Le soir du premier baiser, celui du premier silence.
La fête.
Un parfum de vanille,
ou de rose,
des cheveux blonds, très longs jusque
bas dans le dos.

16h et des bananes,
13 février 1983.

Sur l'air
tristement
beau des
Rolling Stones,
Angie . *

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 14:49

Modifié le samedi 08 novembre 2008 11:10

Un peu d'indulgence , il était 23h .

Un peu d'indulgence , il était 23h .
Tu sais que je suis cette fille là. Un peu chiante qui a besoin d'être aimée. Vite étouffée, mais qui cherche des bras ouverts. Qui saute sur les autres mais qui n'aime pas se faire sauter dessus. Faut pas trop lui en vouloir, même si elle passe son temps à s'excuser. La vie n'est qu'une longue excuse. Elle se lie de toi, lit en toi. Et puis t'es là. Elle le sait ça, oh oui. Et des fois, quand elle en a marre, qu'elle veut que ça change, elle devient différente, ça en est comme si on ne la reconnaissait plus. Mais toi tu devais faire comme si elle avait toujours été comme ça, comme si tu l'avais toujours connue, comme si tu l'avais toujours aimé. Mais on sait bien que non, malgré tout. Mais on dit rien.
Comme toujours on tait les choses qui ne devraient pas être dites. Il est bien là le problème : vivre dans un monde de silence et de mensonge. On s'enfonce dans la solitude qu'on a voulue. Nous sommes bien maitres de notre destin. Quand on y pense : n'importe qui peut changer le cours d'une vie... Même toi, petite personne au coeur sensible que tu es. On se cache derrière des apparences, pour masquer notre différence, voire notre indifférence.
Et puis peu à peu, tu m'as reconnue. De nouveau tu voyais en moi celle que tu avais eu peur de perdre. J'étais revenue. La petite ingénue, à la figure angélique que tu aimais tant. Quel bonheur j'éprouvais quand tu caressais mes petites joues douces, ralentissais sur mes faussettes et t'arrêtais enfin sur ma bouche entr'ouverte. Le contact de tes longs doigts fins sur cette peau immaculée, quand tes ongles, soigneusement coupés pressaient avec passion ma chair... C'est tant de souvenirs qui affluent lorsque ton nom résonne en moi.
J'en avais besoin, de tous ces signes, de toutes ces preuves d'attachement. Mais tu ne m'a rien donné de tout ça. Et pourtant, tu le savais, que j'étais cette fille là.
Et c'est cette musique qui me berce le soir, quand entre deux larmes je murmure comme à moi même que je m'en veux : la longue plainte de mon coeur brisé.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 14:41

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 12:39

Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.

Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
Et ces regards nostalgiques la ramènaient toujours vers cette triste réalité. De là elle observait Paris, muette, immobile. Elle perçevait le long murmure de la foule qui retentissait en elle.
L'automne arrivait, les feuilles tombaient des arbres, elle assitait impuissante à la mort de ces êtres. Le ciel semblait lourd et l'atmosphère pesante, on aurait cru au dernier jour de l'humanité, toute la nature gémissant dans le vent. Et si les nuages ne s'affaissaient pas, c'était tout comme. Chaque toit paraissait terne, prêt à s'effondrer à mesure que le temps filait. Les quelques réverbères, ces grands hommes solitaires, diffusaient une lumière pâle sur cette rue parisienne qu'on aurait crue extraite d'un vieux film en noir et blanc.
Un sombre rideau de brume avait été tiré sur la ville, qu'aujourd'hui aucun rayon de soleil n'a réussi à faire s'évanouir.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 14:47

Modifié le mardi 14 octobre 2008 12:34

Ne pas déranger , merci .

Aujourd'hui il y a exactement 15 ans , 180 mois , 5400 jours , 129 600 heures ,
7 776 000 minutes ou bien encore 466 560 000 secondes que je suis sur cette Terre .
Ne pas déranger , merci .

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 09:26

Modifié le mardi 07 octobre 2008 13:48